Ce projet d’installation s’articule autour du triangle rose

avec lequel on marquait les homosexuels masculins pendant la seconde guerre mondiale. 

 

Adaption libre inspirée du récit de Pierre Seel, prisonnier homosexuel qui fut interrogé, torturé, violé par un SS,

j’aborde cet épisode sous l’angle des relations ambigües qui ont pu se développer entre les victimes et leurs bourreaux

dans l’environnement reclus des baraquements, et celui de l’esthétique envoutante et omniprésente de l’idéal nazi.

 

Il s’agit ici d’explorer, jusque dans l’intimité de la chair, de façon quasi organique, 

le huis-clos du confinement forcé des déportés homosexuels, ainsi que la morbidité du paradoxe attraction/répulsion

de ces amours circonstancielles entre prisonniers au triangle rose et certains de leurs geoliers.

 

À partir des émeutes de Stonewall, à New York en 1969, le triangle rose, symbole de persécution et de discrimination,

a été repris par la communauté homosexuelle comme emblème identitaire et de combat

pour la reconnaissance de ses droits humains et plus tard dans les années 1980 de celui de l’épidémie de SIDA.

 

Cette proposition artistique théatralisée se présente sous la forme d'une expérience intime, sensorielle,

submergeant le visiteur par l’absolu, entre fascination et horreur.

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